par Emma | Avr 24, 2023 | Uncategorized
De partout, des initiatives, portées par les Institutions de retraite complémentaires, les partenaires publics, les associations engagées sur le thème du logement, fleurissent, autour de la question de l’habitat alternatif. Colloques, journées, séminaires… autant d’espaces qui s’ouvrent pour penser, formaliser, projeter cet élan, notamment pour les séniors.
Depuis l’expérience de la crise de la sanitaire qui nous a tant séparés, depuis l’expérience que les séniors vivent (ou ont vécu) dans la fin de vie de leurs parents, quelque chose se cherche, en lien avec le cadre de vie. Je l’entends beaucoup dans les accompagnements (actions collectives de prévention) que j’anime. Telle une intuition, une aspiration… en réponse à une nécessité existentielle, un besoin de sécurité et de sens.
En parallèle, effet d’aubaine, des acteurs privés se positionnent… Veillons à ce que cet élan ne se réduise pas à un marché d’offres, qui pourrait peiner à trouver des habitants. Et laisserait sur la touche les plus vulnérables, les précaires…
En effet, une telle démarche s’accompagne, individuellement, collectivement. Moult freins peuvent émerger qui pourrait entraver les personnes à passer de l’intention à l’acte. Parce que le thème de l’habitat questionne le rapport à la propriété, à l’intime, au territoire, à ce qui « fait famille », le besoin de se sentir reconnu et utile. Autant d’enjeux, personnels et collectifs, qui s’accompagnent, dans une perspective psycho-sociale, dans une démarche collaborative et participative. J’anime sur ce thème une conférence et une série d’ateliers collaboratifs « Repenser son cadre de vie », qui peuvent se décliner en présentiel ou en distanciel. Vous souhaitez échanger sur ce dispositif de prévention, qui peut tout à fait s’adapter à votre public ou votre contexte ? me contacter
Emma Ould Aoudia, coordinatrice Trame de Vie
par Emma | Mar 16, 2023 | Uncategorized
Trame de Vie accompagne les acteurs d’un territoire (élus, CCAS, associations d’aide à domicile, associations des ainés, centres sociaux…et bien sûr les habitants) dans une réflexion sur la place et la contribution des aînés sur un territoire, d’une part, et sur leurs besoins d’autre part…
« A quoi ça sert les vieux ? » Question volontairement disruptive, qui pourrait être un préalable à une démarche participative avec l’ensemble des acteurs pour faire émerger et soutenir des projets de transformation sociale sur des problématiques d’habitat, de cohésion sociale, de promotion de l’entraide…
Notre accompagnement propose de
: Soutenir le processus participatif et collaboratif au sein de la commune, plus spécifiquement auprès des séniors, thème transversal, non-clivant, profondément humain, socle d’un ancrage intergénérationnel.
: Contribuer à nourrir la réflexion de chacun sur le thème de la vieillesse par des apports inspirés de l’approche psycho-sociale.
: Créer des temps de rencontre et des ateliers collaboratifs entre les élus, les partenaires et les habitants autour de la cohésion sociale et de la solidarité.
: Capitaliser pour projeter de nouvelles orientations d’une politique publique participative auprès des séniors.
Autant d’aventures à expérimenter, à vivre ensemble !
Emma Ould Aoudia – Me contacter

par Emma | Jan 5, 2023 | Uncategorized

Photo Jacques Ould Aoudia
« Je ne veux pas déranger… » Cette phrase, je l’entends à moult reprises, prononcée par des personnes de tout âge, dans les actions collectives de prévention de l’isolement que j’anime régulièrement.
Et aussi, comme tout un chacun, au détour, dans mon environnement personnel.
A ne pas vouloir « déranger » (ou être dérangé ?), le tissu de nos liens se délite. Ça se clive, ça s’ignore… ou pire, ça se regarde en chien de faïence : « vas-tu donc deviner ce que je n’ose te dire, ce quelque chose que je ne sais pas comment te demander ? »
Dérangeons donc ! Rendons explicites nos envies, nos besoins, nos aspirations… et ainsi offrons ce cadeau à l’autre : l’occasion de donner quelque chose de lui-même, d’être là, pour nous…
Dérangeons donc, cet ordre soit disant établi qui, à tant vouloir préserver l’autonomie, renie les liens d’interdépendance, relègue l’entraide comme une option alors qu’elle relève tant de la nécessité humaine.
Dérangeons donc ! Réinvestissons les liens qui nous sont chers, réenchantons-les, surprenons, proposons… sans agitation, sans attente ! Prenons ce risque d’aller vers, depuis nos intuitions, depuis l’élan du cœur (et sans rancœur !), résolument avec sincérité. Pour se retrouver, partager, célébrer, honorer les liens…
Dérangeons-nous donc les uns les autres ! Quitte à mettre à jour nos liens d’interdépendance. Affirmons-les, revendiquons-les, ajustons-les, en confiance, dans la joie de la réciprocité. Et ensemble faisons émerger d’autres formes, d’autres formes pour oeuvrer, faire famille, nourrir l’amitié, animer notre environnement de vie.
Dérangeons donc, que diable ! Mettons à distance ce qui fige, ces fonctionnements où pourraient se nicher quelques crispations. Invitons le jeu pour créer des ruptures, des suspensions, des espaces d’expériences… Questionnons les évidences pour explorer de nouveaux équilibres, de nouveaux possibles.
En 2023, dérangeons, plus que jamais, pour se relier, s’engager les uns les autres, et ainsi, peut-être conjurer la morosité, répandre un voile de douceur sur nos fronts froncés d’inquiétude, un brin de tendresse sur nos cœurs qui, pour un peu, n’oseraient plus espérer des jours meilleurs.
Emma Ould Aoudia, Co-fondatrice de Trame de Vie
par Emma | Nov 23, 2022 | Uncategorized
Dans une société qui promeut le jeunisme, la performance, pas simple de se reconnaître comme une personne vieillissante…
Nous sommes, individuellement et collectivement, priés de nous penser comme êtres autonomes, et ceci le plus longtemps possible. Dans un mouvement de reflux qui impacte notre capacité à nous projeter dans un « devenir vieux » apaisé et inclusif.
Alors que… nous serions, et toujours dans une perspective individuelle et collective, d’autant plus autonomes que nous nous reconnaissons comme une personne en capacité de demander de l’aide. Donner, cela est pour chacun un acte spontané… mais qu’en est-il de recevoir, demander, accepter ? Nous sommes en prise avec un imaginaire collectif qui nous mettrait en situation de dette si nous recevons. Et au passage, reconnaître son besoin d’aide, ce pourrait être reconnaître sa vulnérabilité ? Du coup, nous faisons volontiers l’impasse sur cette nécessité, nous nous détournons des solutions d’aide ou de répit qui se proposent au nom d’un vaillant « je n’ai besoin de rien ni de personne »…Posture intenable à terme, nous en avons tous l’intuition.
S’inscrire dans le « cercle vertueux du don » (dans le prolongement des travaux de Marcel Mauss), c’est s’envisager interdépendant, c’est s’inscrire dans la réciprocité… bien loin du mythe du super-héros !
Se réinvestir soi-même comme une personne qui reçoit, rendre explicite ses besoins, c’est renforcer son autonomie, dans un mouvement d’adaptation croissante.
Et, vous l’aurez perçu, mon propos est au-delà de la question des « aidants familiaux »… Cela nous concerne tous, et nous avons peut-être à en faire l’expérience, l’apprentissage, tant que tout va… suffisamment bien ?
Emma Ould Aoudia – Juin 2024
par Emma | Sep 8, 2022 | Uncategorized
Cette phrase, extraite d’un ouvrage de Jeanne Benameur *, m’a accompagnée dans la vacance de l’été.
Source d’inspiration, je tente d’en faire une source d’expression…
Nos vies n’ont-elles jamais été aussi fragmentées, atomisées, séparées, voire clivées ?
Comment penser la complexité du moment, dans un contexte tendu, chacun faisant au mieux, au pire « la tête dans le guidon » ?
Et si nous prenions le temps, juste une petite suspension, juste le temps d’observer… pour penser et féconder un quelque chose autour de « ce serait quoi faire autrement ? »
Penser… et faire autrement pour relier, et peut-être même réconcilier, ces parts fragmentées, de soi-même, des « nous » dans lesquels nous évoluons (famille, travail, activités…)
Penser… et faire autrement pour ne pas renoncer, dans un élan d’adaptation …
Penser… et faire autrement, depuis nos intuitions, nos sensations, nos émotions, depuis nos nécessités, et peut-être ainsi conjurer ces injonctions à la peur, au repli…
Penser… et faire autrement en envisageant de demander de l’aide…
Penser… et remettre du mouvement sur nos crispations, pour tenter de « rassembler l’épars »*
Penser… et prendre ce petit risque du vide, d’où peut émerger une capacité à se projeter et agir, depuis ce qui fait sens, depuis ce que nous nous souhaitons, sincèrement, résolument.
Dans la reconnaissance de notre interdépendance, de cette nécessité de prendre soin de ce qui relie, dans nos espaces personnels, professionnels.
Que cette fin d’année nous inspire !
Emma Ould Aoudia, co-fondatrice de Trame de Vie,
Septembre 2022
*
Le Pas d’Isis, Jeanne Benameur, Editions Bruno Doucey – Janvier 2022
par Emma | Jan 4, 2022 | Uncategorized
Janvier 2022
Bientôt deux ans… Deux années où les certitudes trébuchent. Deux années où nous nous adaptons, où nous explorons comment faire autrement, dans nos liens, dans le rapport au temps, à l’espace, à notre mobilité, dans nos pratiques professionnelles. Autant d’expériences, autant de sensations, parfois inédites, parfois familières mais peu considérées jusqu’alors.
Quand la conscience est en panne pour penser ce qui nous arrive, individuellement et collectivement, quelque chose du sensible émerge, dans cette nécessité à se projeter, à appréhender le présent, et au delà… Non pas dans une compulsion à remplir le vide, juste expérimenter, au quotidien, avec pragmatisme, humilité et sincérité.
Et si nous prenions soin de ces intuitions, de ce qu’elles nous susurrent, de ce qu’elles insufflent comme inspiration, mine de rien, dans notre quotidien, dans l’attention que nous portons à ce qui nous entoure, dans ce qui fait sens, au-delà des injonctions, dans une tentative pour s’extraire des visions binaires ? Etre à l’écoute de nos intuitions et leur donner une forme, singulière, ajustée, réversible…Et entrevoir au détour qu’il n’y a peut-être rien de grave. Qu’est-ce que nous sommes prêts à abandonner pour ne pas avoir à renoncer ? Nous maintenir en mouvement, soutenir cette dynamique d’évolution à l’œuvre, résolument… et observer ce que cela produit, ce qui se précise à la conscience.
Et si nous nous réjouissions de ce que nous entrevoyons, en terme d’aspiration, de résilience, de nécessité d’entraide, dans cet élan pour nous reconnaître interdépendants, sans enjeu, juste pour le plaisir d’être là pour l’autre ?
Meilleurs vœux à tous
Emma Ould Aoudia

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